MONNAIE ROMAINE VALERIAN I ANTONINIEN /l’AN 253 apr. J.-C. /9823
Monnaie Valérien I, Antoninien du Caesar Publius Licinius Valerianus.
Frappée à Rome à l’an 255-56 après JC.
En argent (billon).
Avers: IMP C P LIC VALERIANVS P F AVG, buste radié, drapé et cuirassé de Valérien Ier à droite.
Revers: FELICITAS AVGG, la Félicité debout à gauche, tenant un caducée de la main droite et une corne d'abondance de la main gauche.
Dimensions : 23x20mm.
Valérien - Publius Licinius Valerianus - est empereur romain de 253 à 260. Il partage le pouvoir avec son fils Gallien (Publius Licinius Egnatius Gallienus ; 218 - 268) qui lui succède comme unique empereur romain de 260 à 268. Capturé par l'empereur sassanide Chapour Ier, il est le premier empereur romain à devenir prisonnier de guerre, ce qui provoque une grande instabilité politique. Valérien est un sénateur, consul suffect av. 238 et nommé prince du Sénat en 238. En 249, l'empereur Dèce confie à Valérien l'administration civile de l'empire tandis qu'il va combattre les Goths. En 253, alors en poste en Germanie supérieure et Germanie inférieure, il est chargé par l'empereur Trébonien Galle de réprimer l'usurpation d'Émilien. Commandant des troupes et gouverneur de Mésie supérieure et Mésie inférieure, celui-ci avait été acclamé Imperator par ses troupes à la suite d'une victoire contre les Goths, revanche symbolique du désastre d'Abrittus. Valérien arrive toutefois trop tard : au cours de sa marche vers la Mésie, il apprend que l'empereur Trébonien Galle et son fils Volusien ont été assassinés par leurs hommes, et qu'Émilien a revêtu la pourpre impériale. Proclamé empereur par ses troupes, Valérien marche sur la ville de Spolète où s'était regroupée l'armée d'Émilien. Avant même le déclenchement de la bataille, l'empereur Émilien est à son tour exécuté par ses propres soldats, qui se rallient alors à Valérien. Le vieux sénateur Valérien (il a alors près de soixante ans) devient ainsi maître de l'Empire en septembre 253. Valérien s'associe avec son fils Gallien : il le fait reconnaître par le Sénat comme Auguste et coempereur, et partage avec lui la difficile tâche de défendre les frontières de l'Empire. Gallien est chargé du gouvernement de l'Occident, Valérien de celui de l'Orient. Gallien, chargé d'assurer la protection des frontières de l'Occident et plus particulièrement de la Gaule, doit lutter contre les barbares. De son côté, Valérien s'installe dès 254 avec son armée à Antioche, qui a été prise et détruite un ou deux ans plus tôt par les Perses de Chapour Ier. Il s'emploie à relever la cité et à reconstituer les défenses militaires de l'Orient. De 254 à 259, il guerroie, peut-être chaque année, contre Chapour Ier. Après 4 ans de règne, Valérien édicte tout à coup plusieurs édits de persécution en 257. Il aurait cédé aux pressions de son ministre des finances Macrien, païen fanatique qui fréquente les mages, mais aussi soucieux d'enrichir le trésor qu'il administre par la confiscation des biens des chrétiens riches. Un premier édit daté de 257 interdit pour la première fois le culte et les réunions des chrétiens et ordonne aux clercs de sacrifier aux dieux païens et au culte impérial sous peine d'exil ou de travaux forcés. Un second édit daté de 258, plus sévère, condamne à mort les clercs et les membres du clergé supérieur qui refusent de sacrifier, confisque les biens des riches chrétiens et place les fonctionnaires dans la situation d'esclaves. La hiérarchie chrétienne est ébranlée, les fidèles sont privés de leurs élites et le fisc est très largement bénéficiaire. Les victimes sont plus nombreuses que durant la persécution de Dèce, surtout en Égypte, à Carthage et en Espagne. À Rome, les figures chrétiennes éminentes exécutées sont le pape Sixte II, évêque de Rome, avec sept diacres dont saint Laurent, martyr, brûlé vif sur un gril. En 260, Valérien livre bataille aux Perses sassanides en Mésopotamie entre Carrhes et Édesse. Peu après cette bataille, il est capturé par Chapour Ier, dans des circonstances troubles. Selon la version reprise par Ségur, Valérien avait prévu de rencontrer Chapour Ier pour négocier, mais il aurait été trahi par Macrien qui l'aurait encouragé à se rendre sans protection sur le lieu prévu de l'entretien, où il aurait été immédiatement capturé et emmené en captivité en Perse. Ainsi, son fils, Gallien, reste le seul empereur légitime, et il semble qu'il ne fait rien pour libérer son père. Valérien meurt en captivité en Perse à une date indéterminée et dans des circonstances mal connues. Différentes versions circulent sur son sort. Les traditions iraniennes disent qu'il est bien traité par son vainqueur, mais le polémiste et historien chrétien Lactance, sous Constantin Ier, décrit sa fin comme un châtiment divin et humiliant : Valérien est obligé de servir de marchepied, avec son corps, pour Chapour montant à cheval, et après sa mort Chapour l'aurait fait écorcher, puis aurait fait tanner et teindre en rouge sa peau pour en habiller un mannequin exposé dans un grand temple perse en symbole de la honte de Rome. Cette version est également mentionnée par Pierre le Patrice qui rapporte que l'empereur Galère reproche aux Perses le traitement « honteux et insultant » réservé à Valérien et à sa dépouille.
100% authentique.
79eur.